Un homme est décédé d'un traumatisme craniocérébral volontaire causé par une arme à feu dans un secteur boisé de Sept-Îles. Il souffrait de céphalées chroniques intenses, de dépression, d’insomnie et d’une pancréatite et avait entrepris une démarche d’aide médicale à mourir, sans qu'une évaluation du risque suicidaire et un accompagnement soient mis en place. Les circonstances entourant le décès soulèvent des questions quant au suivi clinique et à l’encadrement des demandes d’aide médicale à mourir.
[R-1] prévoit un accompagnement professionnel automatique par une équipe multidisciplinaire lors de toute demande d’aide médicale à mourir afin d’analyser les facteurs de vulnérabilité présents pour assurer un suivi personnalisé optimal;
[R-2] désigne un professionnel qualifié pour procéder à une évaluation du risque suicidaire chez toute personne qui fait une demande d’aide médicale à mourir lorsque des propos suicidaires ont déjà été verbalisés ou lorsque cette personne présente des facteurs de vulnérabilité accrus;
[R-3] offre des ressources concrètes et personnalisées aux proches d’une personne qui effectue une demande d’aide médicale à mourir afin qu’ils puissent l’accompagner adéquatement durant l’évaluation de son admissibilité et contribuer au filet de sécurité nécessaire et plus particulièrement lorsqu’un contexte de risque suicidaire existe ou lorsque des facteurs de vulnérabilité accrus sont présents.
[R-4] révise la trajectoire de soins de la personne décédée en lien avec la demande d’aide médicale à mourir évoquée le 21 mai 2024 et apporte les correctifs nécessaires, le cas échéant, pour assurer un accompagnement optimal chez les usagers présentant des facteurs de vulnérabilités en pareilles circonstances.