Un homme est décédé de l'effet combiné d'une intoxication à la cocaïne et une d'asphyxie positionnelle probable lors d'une intervention policière à Montréal. Il a été maîtrisé, maintenu au sol et transporté avec des méthodes de contention à risque avant de perdre conscience. Les circonstances entourant ce décès soulèvent des enjeux liés aux techniques de maîtrise, à la surveillance de l’état médical et à la prise en charge conséquente rapide.
[R-1] renforce la formation offerte aux policiers concernant la reconnaissance des signes de détresse médicale, notamment dans les contextes d’intoxication, d’agitation extrême, de délire ou de consommation de substances, ainsi que sur l’importance d’une prise en charge médicale rapide une fois le sujet maîtrisé;
[R-2] réévalue les pratiques, la formation et les directives opérationnelles relatives aux techniques de contention impliquant une position ventrale et proscrive la technique dite « pieds et poings liés » (hogtied) afin de s’assurer qu’elles tiennent compte des risques reconnus d’asphyxie positionnelle et de détresse physiologique aiguë avec suspicion d’intoxication;
[R-3] s’assure que les policiers susceptibles d’être appelés à intervenir auprès de personnes intoxiquées ou en surdose disposent d’une trousse de naloxone et reçoivent une formation adéquate quant à son administration;
[R-4] clarifie les attentes et les responsabilités des superviseurs de quartier lors d’interventions présentant des risques élevés sur le plan médical ou de l’usage de la force, notamment en ce qui concerne l’évaluation continue de l’état de santé du sujet, la supervision des techniques de contention utilisées et la coordination avec les services préhospitaliers d’urgence;
[R-5] procède au déploiement de caméras d’intervention pour les policiers appelés à intervenir lors de situations impliquant l’usage de la force, des détentions ou des personnes en crise.
[R-6] entreprenne une réflexion visant à améliorer l’accessibilité et la disponibilité des soins spécialisés destinés aux patients présentant une agitation psychomotrice sévère afin d’assurer une prise en charge préhospitalière rapide, sécuritaire et adaptée à la sévérité de leur condition.
[R-7] s’assure que les moniteurs soient mis sous tension dès l’arrivée des paramédics auprès du patient;
[R-8] s’assure de faire un rappel aux paramédics des Protocoles d’intervention clinique destinés aux paramédics en soins primaires;
[R-9] s’assure d’une disponibilité et d’effectifs en nombre suffisant des paramédicaux en soins avancés (PSA) sur l’île de Montréal dans les situations où la personne est dans un état d’agitation psychomotrice sévère.