Une femme est décédée des suites de blessures infligées par arme blanche, à Montréal. Elle a été retrouvée inanimée dans le logement de son fils, qui présentait depuis 2020 un trouble psychotique accompagné d’isolement, de rupture sociale et de consommation de cannabis, avec un suivi psychiatrique interrompu et une détérioration récente de son état. Les circonstances entourant le décès soulèvent des questions quant à l’application de la Loi P-38, à la continuité des soins en santé mentale et à l’implication des proches dans l’organisation du suivi clinique.
[R-1] se penche sur la révision du cadre juridique de la Loi P-38, notamment sur les critères de dangerosité et l’approche envers les proches et la communauté dans leur soutien à la personne présentant un danger pour elle-même et pour autrui.
[R-2] consolide l’application des démarches existantes de reaching out, afin de renforcer la participation et l’engagement d’un usager à toutes les étapes de la prestation des soins, dans une perspective de continuité et de rétablissement durable;
[R-3] prévoie, en application du Guide de bonnes pratiques pour l’implication des proches en santé mentale : considérer, intégrer, outiller, l’obtention d’un consentement anticipé d’un usager afin d’assurer l’implication de ses proches pour les situations où ces derniers pourraient favoriser l’alliance thérapeutique.