Un adolescent est décédé d'une intoxication volontaire aux nitrites à Montréal. Il présentait des troubles anxieux et dépressifs, une phobie sociale sévère, un isolement marqué, un arrêt prolongé de la scolarisation et une adhésion limitée aux soins. Les circonstances entourant le décès soulèvent des enjeux quant à la coordination des interventions du réseau de la santé ainsi que le maintien des filets de sécurité psychosociaux chez les jeunes.
[R-1] révise le concept de protection de la jeunesse pour les jeunes ayant vécu des traumatismes durant l’enfance ou présentant des troubles de comportement ou mentaux;
[R-2] révise le cadre législatif actuel et les leviers disponibles en matière de protection de la jeunesse et de soins lorsque les traumatismes ou les troubles vécus compromettent le développement de l’enfant;
[R-3] améliore les pratiques entourant les signalements multiples, incluant la nécessité de procéder à une analyse multidisciplinaire;
[R-4] améliore les pratiques et assure une intervention adaptée aux réalités des communautés ethnoculturelles et marginalisées, des jeunes ayant vécu des traumatismes durant l’enfance et des jeunes présentant des troubles de comportement ou mentaux.
[R-5] crée une équipe de crise et d’intervention jeunesse spécialisée, intersectorielle et multidisciplinaire, à portée provinciale, mandatée pour soutenir les équipes traitantes, intervenir en cas d’impasse majeure auprès d’enfants présentant des situations complexes, harmoniser les processus et interventions en fonction des meilleures pratiques reconnues ainsi qu’assurer une prise en charge concertée.