Une adolescente est décédée accidentellement par noyade après avoir quitté son école et s’être retrouvée seule dans un secteur boisé de Lévis. Elle venait de terminer une hospitalisation en pédopsychiatrie pour des idées suicidaires, de l’automutilation et un trouble alimentaire, mais l’enquête ne relève pas de problème dans sa prise en charge médicale ou psychosociale. Le jour de sa disparition, elle avait été rencontrée par des intervenantes de l’école, puis avait obtenu la permission de sortir durant la période du dîner. Lorsqu’elle n’est pas revenue, des recherches ont rapidement été entreprises dans l’école et ses environs, puis un poste de commandement a été établi et une évaluation du risque a été réalisée. Les recherches terrestres ont toutefois été suspendues durant la nuit en raison de la noirceur et, selon ses proches, de la fatigue des policiers. Elle a été retrouvée le lendemain dans un ruisseau, sans signe de traumatisme ni d’intervention d’un tiers. La preuve indique qu’elle avait probablement déjà commencé à souffrir d’hypothermie et que son état de conscience pouvait être altéré. Bien qu’elle ait eu des idées suicidaires, l’enquête conclut qu’elle ne cherchait pas à mettre fin à ses jours et que son décès était accidentel. Les circonstances du décès soulèvent principalement des enjeux liés à l’organisation des recherches lors d’une disparition, à la connaissance du territoire et des ressources disponibles ainsi qu’à la mobilisation rapide des ressources spécialisées.
[R-1] mette à jour les connaissances de son personnel, notamment en matière de recherches terrestres et des pratiques prévues du Guide de pratiques policières qui s’y rapportent.
[R-2] fasse mieux connaître aux autres corps policiers les services qu’elle offre, notamment ceux de la Division des mesures d’urgence.